Sites & applications web Publié le by Thomas Borgognon
Qu’est-ce qu’un CMS ?
Vous avez sans doute déjà entendu parler du terme de CMS lorsque vous souhaitez créer votre site web, mais vous vous demandez « Qu’est-ce qu’un CMS ? », « À quoi sert un CMS ? »…
C’est donc pour cela que je vais vous expliquer ce qu’est un Content Management System ou gestionnaire de contenu en français, quels sont les différents qui existent…
Le contenu en un coup d’œil
Parmi les plus connus, vous reconnaitrez des noms comme WordPress, Shopify, Wix… Si on en croit W3Techs, WordPress représente à lui seul près de 60 % du marché au 8 avril 2026.

À quoi sert un CMS ?
Pour commencer, je vais vous détailler les différentes fonctionnalités d’un gestionnaire de contenu en le divisant en quatre parties : la gestion du contenu, la gestion des utilisateurs, la gestion du design et les plugins.
La gestion du contenu
Comme son nom l’indique, vous allez pouvoir gérer du contenu !
Cesse de plaisanteries, ce que l’on entend par gestion de contenu, c’est la structure même de votre site. On y retrouve donc ses pages, ses articles de blog, ses produits sur sa boutique et même ses réglages comme le titre, le logo, la favicon (vous savez, la petite image sur l’onglet ou dans la recherche Google).
C’est grâce à un CMS que vous n’êtes pas obligé de coder chaque article de blog un à un, mais que vous vous basez sur des templates de pages et surtout que vous pouvez apporter une hiérarchisation de votre contenu : vous pourrez ainsi écrire un article sur la cuisson des patates dans la sous-catégorie féculents, présente dans la catégorie aliments de votre site regroupant tout ce qui se trouve dans une cuisine (dont la panoplie de casseroles en cuivre étamé de la Régence de la famille Castellac pour celles et ceux qui ont la référence).
En résumé, votre CMS vous permet de mettre en page facilement votre contenu, de le structurer et surtout, de l’organiser.
La gestion des utilisateurs
Présenter et vendre vos casseroles, c’est bien ! Mais ce qui serait mieux, c’est de gérer qui fait quoi !
Pas de panique, le CMS est votre ami, vous le gardez avec vous en permanence (autre référence à qui saura la remarquer… Je ne sais pas ce que j’ai avec les références françaises aujourd’hui). Admettons que vous vendiez ces fameuses casseroles : lorsqu’un client passe commande sur votre site, il est important qu’il ne puisse pas accéder aux commandes d’autres clients. Il ne faut pas non plus que votre stagiaire, en charge d’alimenter votre blog, se mette en tête d’offrir tous vos produits sans contrôle.
Pour ce faire, vous trouverez le monde merveilleux de la gestion des utilisateurs. Lorsque vous souhaitez donner accès à votre CMS à un·e collaborateur·rice, vous pouvez lui définir des droits utilisateur pouvant aller de la lecture seule jusqu’aux pleins pouvoirs permettant de tout supprimer (sauf le CMS en lui-même, ça, c’est le développeur qui a ce pouvoir…).
Vous l’aurez donc compris, sans gestion, c’est le chaos.
La personnalisation du design
Mesdames, Messieurs, nous nous approchons de la partie concrète du sujet, que nous commencerons par le design.
Un site sans design ressemble à la page Hello World de Netflix qui n’est plus disponible de nos jours, à ma grande tristesse…

Il y a un élément qui est central au design d’un CMS : le thème !
Son rôle est simple, il doit rendre joli le contenu que vous et vos utilisateurs aurez saisi au fil des jours. Il s’occupe de faire ressembler toutes les pages entre elles, tout en permettant par exemple aux produits de votre e-commerce d’avoir leurs propres styles de page et tout comme vos articles de blog. Le tout, sans devoir passer par de la mise en page, page par page. C’est ce qu’on appelle un template de page.
Pour ce faire, c’est là que le développeur front-end entre en jeu. Sa mission est de prendre le contenu brut renvoyé par le backend (ici le CMS) et de le transformer pour que son rendu visuel corresponde à la maquette faite par le designer (ça me rappelle une agence genevoise de développement et design).
Cependant, si votre budget est trop court ou si vous manquez de temps, vous pourrez trouver des thèmes à télécharger où vous pourrez modifier certains aspects avant même que vous ayez eu le temps de dire « Chérie, ça va couper. » (encore des références, c’est fou).
Les plugins
Ahhh, les plugins, si beaux et si dangereux à la fois.
Prenons l’exemple de WordPress qui, à la base, est un CMS de blog. Depuis son origine en 2003, le but principal de WordPress (qui perdure encore aujourd’hui) est d’écrire des articles avec des tags et/ou des catégories pour organiser le contenu. Cependant, WordPress fait bien plus aujourd’hui que d’être un simple blog : c’est un véritable couteau suisse permettant de faire du blogging, du site vitrine, de la vente en ligne, du forum… et le tout en même temps.
Vous pouvez donc dire merci aux plugins (ou plugiciels pour nos amis québécois) qui sont des extensions de code ayant pour but d’étendre les fonctions de base de votre gestionnaire de contenu. Vous en trouverez des payants, des gratuits ou même encore des malveillants si vous n’y veillez pas.
On en arrive ainsi au côté dangereux. Il est important de toujours faire attention à ce que vous installez, car ces extensions peuvent parfois se révéler avoir des failles de sécurité et même être des gouffres de performances.
En résumé, c’est grâce aux plugins que le web a eu une petite révolution, mais évitez d’en abuser, car cela pourrait se retourner contre vous.
Les différents types de CMS
Vous l’aurez compris, les CMS partagent les mêmes fonctionnalités, mais il existe plusieurs types de CMS avec chacun leurs spécificités. Certains sont orientés blog, d’autres sont plus orientés e-commerce, d’autres sont plus faits pour des forums.
Les open-source
Je vais commencer par les open sources dans lesquels nous pouvons citer WordPress, Drupal, Typo 3, PrestaShop…
On les reconnait, car vous pouvez avoir accès au code source, ce qui vous permet de le modifier et d’y contribuer.
L’avantage est que vous aurez le plein contrôle sur votre projet, y compris sur l’endroit où vous allez l’héberger. Cela vous permet aussi de profiter d’une solution gratuite et souvent avec un fort support de la communauté.
Le défaut, c’est que vous allez devoir avoir des bases techniques pour le mettre en place dans la plupart des cas et que vous devrez prendre soin de son hébergement.
Les propriétaires
Pour ne citer que les plus grands, vous retrouverez dans cette famille Webflow, Shopify, Wix, Squarespace…
Vous pourrez les reconnaître puisque vous n’avez pas accès au code source et ne pourrez pas héberger votre solution où vous le souhaitez. Cependant, ils ont aussi des avantages.
Du fait que vous ne vous occupiez pas de l’hébergement, vous pourrez profiter de structures avec énormément de ressources. Vous n’aurez donc quasi aucune nécessité d’avoir des connaissances techniques pour construire votre projet de A à Z.
Passons aux défauts, vous ne pourrez pas faire exactement ce que vous souhaitez : vous serez limité par les outils et plugins qui vous seront fournis. Les coûts peuvent parfois se montrer exorbitants si votre projet prend de l’ampleur, sans compter que vous êtes tributaire d’une seule société qui a les pleins pouvoirs.
Les headless
Cette catégorie est un peu spéciale et technique à comprendre. Pour cela, il faut comprendre que le front-end (la partie visuelle de votre site) est détaché de la partie back-end (le CMS) : techniquement, vous vous retrouvez avec deux sites : un où vos utilisateurs navigueront et un pour gérer votre contenu. Pour les connaisseurs, il n’est effectivement pas obligatoire d’avoir deux sites, mais nous allons rentrer dans un sujet bien trop long pour cet article, mais cela pourrait être le sujet d’un 2ᵉ article.
Dans cette famille, vous trouverez des solutions comme Strapi qui est open source, Contentful qui lui est propriétaire, ou encore bien d’autres, comme WordPress, qui peut également être noté dans cette catégorie.
Pour les avantages, vous avez selon moi le meilleur de tous : la liberté visuelle. Le plus souvent, quand votre CMS embarque votre front-end, vous êtes restreint par la stack technique. Par exemple, avec Drupal, votre front se retrouve rendu par du PHP, ce qui réduit grandement les transitions de pages et les micro-itérations que vous pourriez pourtant faire avec une solution comme NextJS. Vous pouvez même relier votre contenu avec votre application mobile en utilisant une solution headless.
Le désavantage est que vous vous retrouvez dans l’obligation de développer votre interface et d’assurer la connexion entre la partie visuelle et le contenu et on se retrouve dans la situation où il vous faut des compétences.
En résumé, quelle est la meilleure solution ?
Comme pour tout, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation, il n’y a que des rencontres (promis, c’est la dernière)…
Tout dépend de votre projet :
- Si vous êtes sur le point de faire une grande application mobile avec un site, du contenu et une logique très poussée, vous pourrez sans autre partir sur une solution headless, mais nous vous déconseillons de choisir une solution propriétaire.
- Si vous développez un site pour la vente de casseroles, les solutions open source et propriétaires seront bien plus adaptées en termes de budget et de temps.
Pour notre part, chez O’Matic, nous favorisons l’open source et les solutions headless pour vous offrir le plein contrôle sur ce que nous vous livrons, du code jusqu’à l’hébergement.
Si vous souhaitez développer votre projet et que vous ne savez pas par où commencer, n’hésitez pas à télécharger notre modèle de cahier des charges, réserver un audit ou nous contacter.
Sur ce, je vais aller réviser mes classiques du cinéma.
